Eoliennes

 

C’est en passant sous le sommet du Mont Segonne, par le chemin qui déroule  devant la métairie du même nom, que j’ai choisi de découvrir les éoliennes. A la jonction du GR 77 les ailes majestueuses apparaissent au-dessus des cèdres de l’Atlas.

 

La Serre vient d’être pour la deuxième  fois violée par des impératifs énergétiques.

 

Mon impression est favorable, le mariage avec la nature est réussi.

 

Au contraire des hideux  pylônes électriques gris, ces oiseaux blancs  majestueux donnent du volume et du pigment au paysage.

 

De tous les champs d’éoliennes de l’Aude, celui-ci est le plus harmonieux, les mâts,  épousent la longue crête sommitale  de la Serre dans un alignement presque rectiligne. Le chantier a nécessité l’ouverture d’une large route, toutefois la forêt a été sauvegardée et ma foi quand ces oiseaux agiterons leurs ailes dans le Cers fougueux, la ballade à partir,  d’Oupia vaudra le détour et la récompense sera à la hauteur des efforts consentis.

 

A moins de venir en voiture …ce n’est pas souhaitable  car les moteurs  perturbent la faune; mais si c’est le cas, laisser le véhicule au mirador et cheminer à pied en suivant la piste, direction Pouzols; là, les ailes immaculées au détour du chemin jaillissent  dans le ciel bleu et  vous illuminent le cœur et l’esprit.

 

Pour le moment, les ailes sont muettes car la connexion du réseau électrique n’est pas terminée. Mais d’après le maire d’Oupia, pour Noël nous aurons droit au spectacle et nous pourrons alors jouer à Don Quichotte ! et s’il neige, alors …

 

D’Oupia, elles ne sont pas visibles, toutefois dès que l’on prend du recul vers les plaines d’Olonzac alors les 9 albatros apparaissent progressivement. De Beaufort, d’ Olonzac, de Jouarre on a une vision complète de l’implantation rectiligne. De Pouzols on ne voit que les ailes de manière incomplète.

 

Ces éoliennes semblent être les anges gardiens du village, tant elles le dominent. Elles sont désormais indissociables du village  et fortement présentes dans l’imaginaire oupiannais. Contrairement aux pylônes inertes, les oiseaux bougent et vivent dans le vent tonique. Alors les oupiannais qui allaient aux asperges ou à la chasse sur la Serre, désormais feront la promenade des éoliennes. D’ailleurs le facteur à ouvert un sentier à partir du village et passant à travers bois jusqu’aux albatros. Il doit me le faire découvrir aux prochaines vacances scolaires. Ce sentier fera l’objet d’un balisage prochainement. En attendant il n’y qu’à suivre la piste ou chemin d’Emilie.

 

Bon vent !